7 astuces pour faire baisser sa glycémie naturellement

7 astuces pour diminuer sa glycémie naturellement

Elise
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Le pré-diabète, ça sonne un peu alarmant, non ? Mon médecin a mentionné ce terme lors de mon dernier bilan sanguin, alors j’ai commencé à avoir peur… Puis j’ai pris du recul, et j’ai commencé à me renseigner dessus pour trouver des solutions naturelles.

Le pré-diabète, ce n’est pas une sentence ni une fatalité. On peut inverser les choses. C’est juste votre corps qui vous dit qu’il a besoin d’un petit coup de pouce pour gérer le sucre. Et désormais, j’y pense comme un signal amical pour ajuster les choses avant que ça ne devienne plus sérieux.

Je vous partage ici des astuces naturelles que j’ai apprises et mises en application avec bienveillance et pragmatisme. Cela ne remplace pas un avis médical bien sûr, mais ces petits tips, lorsqu’ils sont réalisés régulièrement, peuvent vraiment inverser la tendance.

Comprendre le pré-diabète : que se passe-t-il dans le corps ?

Avant d’agir, il faut juste comprendre. Lorsque vous mangez, les glucides (sucres et féculents) sont transformés en glucose, qui passent dans votre sang. Pour que ce glucose entre dans vos cellules et vous donne de l’énergie, votre pancréas sécrète une hormone clé : l’insuline.

L’insuline est comme une clé qui ouvre la porte de vos cellules. En situation de pré-diabète, souvent liée à une surcharge métabolique ou au stress, vos cellules deviennent « sourdes » à l’insuline. C’est ce qu’on appelle la résistance à l’insuline. Le pancréas doit alors pomper de plus en plus d’insuline pour forcer le glucose à entrer. Au fil du temps, le sucre stagne dans le sang, et la glycémie grimpe.

Les conséquences ? Des coups de fatigue chroniques, des fringales incontrôlables, des réveils nocturnes, et parfois une prise de poids concentrée sur la sangle abdominale. Voilà pour le tableau.

Heureusement, il est tout à fait possible d’inverser la tendance en modifiant la façon dont nous mangeons, plutôt qu’en supprimant tout ! Voici comment.

1. L’ordre de l’assiette (Le « food sequencing »)

C’est sans doute l’une des découvertes qui m’a le plus suprise : l’ordre dans lequel vous ingérez vos aliments modifie radicalement l’impact glycémique de votre repas. Vous pouvez manger exactement la même chose, mais selon l’ordre, votre pic de sucre sera divisé par 2 !

Comment procéder ?

  1. Commencez toujours par les légumes : Leurs fibres solubles et insolubles vont créer un véritable filet protecteur sur les parois de votre intestin. Ce maillage va ralentir l’absorption du sucre des aliments qui suivront.
  2. Enchaînez avec les protéines et les bonnes graisses : Viande, poisson, œufs, tofu, avocat ou huile d’olive. Ces nutriments stabilisent la digestion et envoient des signaux de satiété à votre cerveau.
  3. Terminez par les glucides : Gardez les féculents (riz, pâtes, pommes de terre) et le sucre (fruit, dessert) pour la toute fin du repas.

Ce que dit la science : Une étude majeure de l’Université Weill Cornell Medicine a démontré que manger les glucides en dernier réduit le pic de glycémie post-prandial de 73 % et le pic d’insuline de 48 % par rapport à la consommation de glucides en premier. Source : Shukla AP, et al. « Food Order Has a Significant Impact on Postprandial Glucose and Insulin Levels. » Diabetes Care, 2015.Lien vers l’étude (Diabetes Care)

2. Le pouvoir insoupçonné du vinaigre de cidre

Voici un geste qui prend quelques secondes et qui offre des résultats époustouflants. Le vinaigre de cidre (idéalement non pasteurisé, avec « la mère ») est un allié métabolique de taille pour les femmes en pré-diabète.

Voici comment faire: Environ 15 à 20 min avant le repas le plus lourd de votre journée (celui qui contient le plus de féculents ou de glucides), buvez un grand verre d’eau dans lequel vous aurez dilué une cuillère à soupe de vinaigre de cidre. Utilisez toujours une paille pour protéger l’émail de vos dents.

L’acide acétique contenu dans le vinaigre agit de 2 manières. D’une part, il ralentit la vidange gastrique (le passage des aliments de l’estomac vers l’intestin). D’autre part, il inactive temporairement l’alpha-amylase, l’enzyme digestive responsable de la dégradation de l’amidon en sucre, ce qui lisse considérablement l’arrivée du glucose dans le sang.

Ce que dit la science : L’équipe de la chercheuse Carol S. Johnston a prouvé que la consommation de vinaigre avant un repas riche en glucides améliore drastiquement la sensibilité à l’insuline chez les personnes présentant une résistance à l’insuline. Source : Johnston CS, et al. « Vinegar Improves Insulin Sensitivity to a High-Carbohydrate Meal in Subjects With Insulin Resistance or Type 2 Diabetes. » Diabetes Care, 2004.Lien vers l’étude (Diabetes Care)

3. La marche post-repas : utilisez le sucre en temps réel !

Nous avons toutes l’instinct de nous affaler sur le canapé après un bon repas. Pourtant, c’est le moment crucial pour activer nos muscles.

Lorsque je m’entraîne pour mes trails à l’île Maurice, notamment en préparant des sentiers techniques, mon corps brûle énormément de glycogène. Mais pour réguler ma glycémie au quotidien, il n’est absolument pas nécessaire de fournir un tel effort !

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Une simple marche digestive de 10 à 20 minutes, effectuée dans la fenêtre des 45 minutes qui suivent la fin du repas, suffit à faire des miracles. Lorsque vous marchez, vos muscles se contractent. Pour fonctionner, ils ont besoin de carburant. Ils vont alors puiser directement le glucose qui circule dans votre sang, sans même avoir besoin de l’insuline pour ouvrir les portes cellulaires. C’est une voie métabolique parallèle fantastique !

Ce que dit la science : Une étude néo-zélandaise a révélé que marcher 10 minutes après chaque repas est nettement plus efficace pour réduire la glycémie globale que de marcher 30 minutes à un autre moment de la journée, particulièrement après le repas du soir. Source : Reynolds AN, et al. « Advice to walk after meals is more effective for lowering postprandial glycaemia in type 2 diabetes mellitus than advice that its timing does not matter. » Diabetologia, 2016.Lien vers l’étude (PubMed)

4. Ne jamais manger ses glucides « nus » : accompagnez-les !

Avez-vous déjà croqué dans une pomme en milieu d’après-midi en pensant faire le bon choix, pour vous retrouver tiraillée par la faim une heure plus tard ? C’est l’effet d’un glucide « nu ».

Un glucide consommé seul (comme un fruit, un biscuit, un morceau de pain blanc) est digéré à la vitesse de l’éclair, provoquant une montée en flèche du sucre sanguin, immédiatement suivie d’une chute brutale (l’hypoglycémie réactionnelle). C’est ce crash qui rend fatigué et irritable.

L’astuce qui change tout : Associez toujours vos glucides à un « vêtement » protecteur, c’est-à-dire des fibres, des protéines ou des bons lipides.

  • Votre pomme ? Ajoutez-y une poignée d’amandes.
  • Votre tranche de pain au levain ? Tartinez-la de beurre de cacahuète pur ou ajoutez-y un œuf.
  • Un petit plaisir sucré ? Consommez-le en fin de repas (déjà précédé par votre plat) plutôt qu’isolé à 16h.

5. La magie de l’amidon résistant

Tous les féculents ne se valent pas, et surtout, leur mode de préparation change tout. Privilégier les aliments à Index Glycémique (IG) bas est une base (céréales complètes, légumineuses), mais vous pouvez aller plus loin grâce au hack du refroidissement.

Lorsque vous cuisez des féculents comme les pommes de terre, les pâtes ou le riz, puis que vous les placez au réfrigérateur pendant au moins 12 à 24 heures, leur structure moléculaire change. L’amidon normal se transforme en amidon résistant.

L’amidon résistant porte très bien son nom : il résiste à la digestion dans l’intestin grêle et ne se transforme plus en glucose. À la place, il file tout droit vers votre côlon où il agit comme une fibre prébiotique, nourrissant vos bonnes bactéries intestinales. Même si vous réchauffez votre plat le lendemain, l’amidon restera résistant ! Votre assiette de riz aura un impact glycémique nettement inférieur.

Ce que dit la science : Refroidir du riz blanc cuit pendant 24 heures à 4°C, puis le réchauffer, réduit considérablement sa réponse glycémique par rapport au riz fraîchement cuit. Source : Sonia S, et al. « Effect of cooling of cooked white rice on resistant starch content and glycemic response. » Asia Pacific Journal of Clinical Nutrition, 2015.Lien vers l’étude (PubMed)

6. Le petit-déjeuner salé : le fondement de la journée

Si je devais ne retenir qu’un seul conseil parmi ces mots, ce serait celui-ci. Le petit-déjeuner sucré traditionnel (pain de mie, confiture, jus de fruit, céréales industrielles) est une hérésie métabolique. Il crée un pic glycémique massif dès le réveil, qui va déréguler votre faim et votre humeur jusqu’au soir.

En tant que maman, je sais que les matins sont souvent une course contre la montre. Organiser le petit-déjeuner de ma fille Zoé et le mien me demande de l’organisation. J’applique souvent le jeûne intermittant mais désormais j’ai modifié mon petit déjeuner avec un apport de protéines : oeufs, yahourt grec. Cela a transformé ma vitalité et ma capacité de concentration.

Un petit-déjeuner idéal pour une personne en pré-diabète doit être riche en protéines (œufs, fromage, poulet, yaourt grec) et en bonnes graisses (avocat, oléagineux, huile d’olive). Ce combo maintient l’insuline au repos et vous offre une énergie stable, sans le fameux coup de barre de 11h.

7. Gérer le stress et le sommeil

On parle souvent d’assiette, mais rarement d’oreiller. Pourtant, un mauvais sommeil et un stress chronique peuvent saboter tous vos efforts nutritionnels.

Lorsque vous dormez mal ou que vous êtes soumis à une forte charge mentale, votre corps sécrète du cortisol, l’hormone du stress. Le rôle primitif du cortisol est de vous préparer à fuir un danger en libérant massivement du glucose (stocké dans le foie) directement dans votre sang. De plus, un taux élevé de cortisol rend vos cellules encore plus résistantes à l’insuline.

Une seule nuit de privation de sommeil suffit pour observer une baisse de la sensibilité à l’insuline le lendemain. Prenez votre sommeil très au sérieux. instaurez une routine apaisante le soir, éloignez les écrans, et explorez des techniques de respiration comme la cohérence cardiaque, la méditation pour abaisser votre cortisol.

Ce que dit la science : Une réduction du temps de sommeil sur quelques jours seulement entraîne des altérations métaboliques similaires à celles observées lors du vieillissement naturel ou aux premiers stades du diabète. Source : Spiegel K, et al. « Impact of sleep debt on metabolic and endocrine function. » The Lancet, 1999.Lien vers l’étude (The Lancet)

En route vers la vitalité !

Le pré-diabète n’est pas une condamnation, c’est un petit signal à prendre en compte. Votre corps vous demande de changer vos habitudes. En intégrant ces 7 astuces – l’ordre de vos aliments, un peu de vinaigre, une marche digestive, des glucides bien accompagnés, l’utilisation de l’amidon résistant, un petit-déjeuner salé et des nuits réparatrices – vous reprenez le pouvoir sur votre santé métabolique, et ce, de manière totalement naturelle !

Ne cherchez pas à tout faire parfaitement dès le 1er jour. Choisissez une astuce, celle qui vous semble la plus facile, et intégrez-la demain. Une fois qu’elle est acquise, passez à la suivante.

Prenez soin de vous, votre santé est votre bien le plus précieux.

Parmi ces 7 astuces, laquelle vous semble la plus simple à intégrer dans votre routine dès le prochain repas ? Dites moi tout en commentaire !

A bientôt sur Actubio,

Elise


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