La quinine, l’ancêtre de la chloroquine

La quinine, l’ancêtre de la chloroquine

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Actuellement, se joue une course contre la montre pour essayer de traiter de manière efficace le coronavirus, sans attendre la mise en marché d’un vaccin. La chloroquine est une bonne candidate et les résultats des études réalisées sont prometteuses. Mais d’ou vient cette substance?

La chloroquine, le dérivé synthétique de la quinine

La quinine est issue de l’écorce de l’arbre appelé le quinquina. Son nom vient du Pérou, on appelait cet arbre « l’arbre de la fièvre ». Son écorce, utilisée de manière ancestrale, séchée puis réduite en poudre, était consommée pour diminuer la fièvre et les frissons (symptômes du paludisme). Importée en Europe au 17ème siècle, la quinine rencontre une véritable reconnaissance au sein de la Pharmacopée. Toutefois, mal dosée, elle peut être toxique pour le système nerveux.

Ce qu’on a appelé également « la poudre des Jésuites« , devient ensuite un traitement contre le paludisme. Mais par la suite, elle a été jugée hautement toxique, et donc on n’utilise plus la quinine pour traiter la malaria. Dès le début du 20ème siècle grâce notamment au laboratoire Bayer, des substituts synthétiques de la quinine sont créés et sont ensuite commercialisés. C’est ainsi qu’est apparue la chloroquine.

La chloroquine est désormais utilisée dans les traitements anti-paludéens. Elle est reconnue pour son efficacité pour traiter cette maladie mais n’est pas sans effets secondaires. D’ailleurs, je me souviens que lorsque j’étais partie en Côte d’Ivoire, je prenais un médicament appelé la Nivaquine sensée me protéger du paludisme…que j’ai quand même fini par attraper! En effet, je ressentais des nausées très fortes et j’avais même la sensation d’avoir des hallucinations. J’ai donc rapidement arrêté ce traitement, pour profiter de mon séjour africain…erreur que j’ai payé assez chère ensuite!

L’amertume de la quinine dans les boissons gazeuses

On retrouve encore de nos jours l’usage de la quinine dans les boissons gazeuses comme le Schweppes, le Canada Dry ou le Gin Tonic. On reconnait facilement sa présence car elle donne un goût assez amer. Cette substance est par ailleurs fluorescente, ce qui fait que de devant une lumière à ultraviolets, votre boisson devient lumineuse!

La chloroquine, dérivé de la quinine: la solution au covid-19?

Il est encore trop tôt pour répondre à cette question, mais les études déjà menées en France et en Chine semblent songer à cette piste de manière sérieuse. Ce ne sera que dans quelques semaines que nous en saurons plus, le temps que le traitement soit évalué sur des cas déjà déclarés. Sachant que la période d’incubation du coronavirus est évaluée à environ 2 semaines et la période de contagion reste peu connue, ce temps d’analyse est donc nécessaire avant de s’emballer sur ce traitement. L’avantage, c’est que c’est un traitement peu coûteux (environ 10 centimes d’euros par cachet) et qu’il est bien connu par les laboratoires pharmaceutiques et la médecine moderne.

Pour terminer cet article, je voudrais souhaiter bon courage aux personnels soignants, aux chercheurs, aux personnes venant nous secourir et qui veillent sur nous depuis le début de la crise du Covid19. Grâce à vous, l’humanité garde son sens et nous parviendrons à sortir de cette crise ensemble.

Aux autres: portez vous bien, restez à la maison et prenez soin de vous pendant cette période de confinement.

#stayathome

Elise

PS: Il existe également d’autres traitements moins conventionnels et pourtant également efficaces contre le paludisme comme l’Artemisia pour information.

Elise
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