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Le 21 mai 2015, une décision historique a été prise à l’Assemblée nationale : les députés ont voté à l’unanimité une loi interdisant aux supermarchés de jeter leurs invendus alimentaires. Une victoire saluée par les citoyens, notamment grâce à une pétition qui avait rassemblé plus de 210 000 signatures. Cette loi marque un tournant dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en France.
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Stop aux poubelles javellisées
Fini les invendus aspergés d’eau de Javel pour empêcher leur récupération ! Désormais, les denrées non vendues devront être :
- Données à des associations caritatives,
- Utilisées pour produire de l’énergie (compost, méthanisation…),
- Servir à nourrir les animaux d’élevage.
Un geste fort pour une société plus solidaire et durable.
Supermarchés, ménages : qui gaspille le plus ?
Certes, la grande distribution affirme ne représenter que 5 % du gaspillage alimentaire. Pourtant, les ménages français jettent encore entre 20 et 30 kilos de nourriture par personne et par an, dont 7 kg de produits encore emballés ! En 2012, le gouvernement s’était fixé comme objectif de diviser par deux ce gaspillage d’ici 2025… mais on est loin du compte.
Sensibiliser dès le plus jeune âge
Autre avancée notable : la sensibilisation à la lutte contre le gaspillage alimentaire sera désormais intégrée au programme scolaire. Une manière d’ancrer de bons réflexes dès l’enfance.
Vers une suppression de la DLUO ?
En parallèle, les sénateurs avaient adopté dès février 2015 un amendement au projet de loi sur la transition énergétique. Celui-ci prévoyait la suppression de la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) pour les produits non périssables, souvent jetés alors qu’ils restent parfaitement consommables.
Pourquoi cette loi est importante
Le gaspillage alimentaire n’est pas qu’un simple problème éthique : c’est un fléau écologique, économique et social. Produire, transporter et jeter de la nourriture a un coût environnemental colossal. En redistribuant les invendus, on agit pour réduire la précarité alimentaire et préserver les ressources de la planète.
Un petit pas pour l’Assemblée, un grand pas pour la planète ?
Cette loi ne règle pas tout, mais elle ouvre la voie à une prise de conscience collective. Espérons qu’elle ne soit que le début d’une longue série de mesures concrètes pour en finir avec le gaspillage alimentaire en Fra
Gaspillage alimentaire : retour sur la loi de 2015 et ce qui a (vraiment) changé depuis
Le 21 mai 2015, l’Assemblée nationale votait à l’unanimité une loi interdisant aux supermarchés de jeter ou rendre impropres à la consommation leurs invendus alimentaires. Une décision saluée comme une petite révolution, portée par une pétition largement relayée (plus de 210 000 signataires).
C’est ce texte qui a mis fin à la pratique absurde (et honteuse) de javelliser les poubelles pour empêcher le ramassage des aliments encore consommables. Une avancée applaudie, mais aussi une promesse : celle d’un vrai tournant dans la lutte contre le gaspillage alimentaire en France.
Fini les invendus jetés : que dit la loi de 2015 ?
Depuis ce vote historique, les grandes surfaces de plus de 400 m² ont l’obligation de signer des conventions de dons avec des associations caritatives. Les invendus encore consommables doivent être :
- Redistribués à des banques alimentaires et associations (comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge, etc.)
- Orientés vers la valorisation énergétique (compost, biogaz)
- Utilisés pour l’alimentation animale
Objectif : zéro gaspillage, ou presque
Où en est-on en 2025 ?
Dix ans après, le gaspillage alimentaire reste un problème majeur.
- En France, 9 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées chaque année.
- Un Français jette encore 30 kg de nourriture par an, dont 7 kg encore emballés.
- Le coût moyen du gaspillage pour un ménage ? Environ 240 € par an.
En 2023, le ministère de la Transition écologique estimait que le cap de réduction de 50 % du gaspillage d’ici 2025 serait difficile à atteindre sans efforts accrus, notamment du côté des ménages et de la restauration collective.
Nouvelles mesures depuis 2015 : ce qui a été renforcé
- 2020 : la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) a élargi les obligations à l’industrie agroalimentaire et à la restauration collective.
- Obligation de dons étendue aux cantines scolaires, hôpitaux, prisons, etc.
- Mise en place du label « anti-gaspillage alimentaire » pour valoriser les établissements exemplaires.
- Développement d’applications mobiles comme Too Good To Go ou Phenix, qui permettent aux commerces de revendre à prix cassés leurs invendus.
L’éducation comme levier de changement
Dès l’école, les élèves sont maintenant sensibilisés à l’importance de préserver les ressources, à travers des ateliers et des projets pédagogiques. Cette approche vise à ancrer de nouveaux réflexes alimentaires dès le plus jeune âge.
Et la DLUO dans tout ça ?
En 2015, un amendement visait déjà à supprimer la DLUO (Date Limite d’Utilisation Optimale) pour les produits non périssables. Cette date, souvent mal comprise, entraîne le gaspillage de produits encore parfaitement bons (riz, pâtes, café…).
Depuis, plusieurs marques ont supprimé cette mention ou précisé « à consommer de préférence avant, mais toujours bon après », comme le recommande l’ADEME.
Pourquoi cette loi reste essentielle (et encore insuffisante)
Le gaspillage alimentaire est une aberration sociale, écologique et économique :
- 1 personne sur 10 a du mal à se nourrir correctement en France.
- La production des aliments gaspillés émettrait 15,3 millions de tonnes de CO₂ par an, soit l’équivalent de 3 % des émissions nationales.
La loi de 2015 a ouvert une voie, mais le vrai défi se joue désormais dans nos foyers, dans les cantines, et au niveau des comportements. Il ne s’agit pas seulement de donner ce qu’on ne vend pas, mais d’éviter de produire, d’acheter, ou de cuisiner trop.
Comment réduire concrètement le gaspillage à la maison ?
- Faire ses courses avec une liste précise
- Vérifier régulièrement le contenu du frigo
- Congeler les restes, transformer les fruits abîmés en compotes ou smoothies
- Comprendre les étiquettes : la DLUO n’est pas une date de péremption !
- Utiliser des applis anti-gaspi
Un premier pas encourageant, mais pas suffisant !
La loi votée en 2015 a eu un impact positif, notamment dans la grande distribution, mais le combat contre le gaspillage alimentaire est loin d’être terminé. Pour réussir à diviser par deux le gaspillage d’ici 2025, chacun devra mettre la main à la pâte, du producteur au consommateur.
A bientôt sur Actubio !
Elise
J’espère que cette loi est une prise de conscience aussi sincère qu’elle a été tardive ; reste à espérer que les coûts de gestion des dons n’annulent pas les bénéfices qu’elle pourrait apporter et qui sont d’une urgente nécessité
Tout à fait d’accord avec toi! Bon dimanche, Elise