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Je ne sais pas vous, mais chez moi, le gingembre revient toujours au même moment : quand la gorge commence à gratter, à piquer, quand la fatigue s’installe…Vous savez les premiers symptômes qui vous signalent que quelque chose arrive (encore !). Maman d’une petite fille, je peux vous dire que j’en ai récupéré des microbes ces derniers temps !
Et pendant longtemps, je faisais comme tout le monde : une infusion, un peu de miel, et puis voilà.
Sauf qu’un jour, j’ai découvert une autre façon de faire. Plus anticipée. Plus concentrée. Presque… évidente finalement : faire macérer le gingembre directement dans le miel ! La révélation ! Depuis, je ne fais plus marche arrière.
Contenu de l'article
Le miel : bien plus qu’un simple ingrédient sucré
On a souvent tendance à réduire le miel à son goût sucré. Pourtant, si on regarde d’un peu plus près, c’est un produit étonnamment complexe.
Le miel, ce n’est pas juste du sucre. J’ai d’ailleurs déjà écrit un article sur le miel il y a quelques temps : Miel naturel : véritables bienfaits santé, beauté et digestion
C’est une solution naturelle riche, composée d’eau, de sucres simples (glucose, fructose), mais aussi de tout un tas de micro-éléments : enzymes, minéraux, composés antioxydants…
En fait, d’un point de vue plus “technique”, on pourrait presque dire que c’est un milieu d’extraction. Oui, comme en herboristerie. Dit plus simplement : le miel est capable de récupérer certaines molécules des plantes avec lesquelles il est en contact. C’est la magie de ce produit naturel ! Et c’est précisément ce qui nous intéresse ici.
Pourquoi associer le gingembre au miel ?
Le gingembre, vous le connaissez sûrement pour son goût un peu piquant… mais ce qu’il contient est encore plus intéressant.
On y trouve notamment :
- des gingérols, connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Les gingérols sont les principaux composés phénoliques actifs et piquants du rhizome de gingembre frais (Zingiber officinale), reconnus pour leurs puissantes propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, anti-nauséeuses et anticancéreuses. Ils se dégradent en shogaols (plus piquants) lors du séchage ou en zingérone à la chaleur.
- de la zingérone, composé actif majeur du gingembre séché, offre de puissants bénéfices antioxydants, anti-inflammatoires et antimicrobiens. Elle aide à protéger contre le stress oxydatif, réduit l’inflammation, soutient la santé digestive et nerveuse, et possède des propriétés protectrices pour le cœur et le foie.
- des shogaols, qui apparaissent notamment lorsque le gingembre est chauffé. C’est ce qui donne l’aspect « piquant » au gingembre. Ils sont de puissants antioxydants et anti-inflammatoires. Ils soulagent efficacement les troubles digestifs et nausées, réduisent les douleurs articulaires/musculaires, et soutiennent la vitalité générale.
Ces composés ont une particularité : ils sont en partie solubles dans l’eau.
Et comme le miel contient naturellement un peu d’eau, il peut les capter progressivement. Car oui, le miel contient de l’eau, généralement entre 15 % et 20 % de sa composition totale. Cette faible teneur en eau, résultant de la déshydratation du nectar par les abeilles, est cruciale pour sa conservation et empêche la fermentation. Le reste est majoritairement composé de sucres (fructose, glucose).
Ce qui est fascinant, c’est que le miel ne se contente pas d’extraire : il stabilise aussi. En clair, il aide à conserver ces composés dans le temps.
Faut-il chauffer le miel ? La vraie question et la réponse
Vous avez peut-être déjà entendu qu’il ne faut surtout pas chauffer le miel. Et c’est vrai… mais pas totalement non plus !
Le miel contient des enzymes, c’est-à-dire des protéines actives, impliquées dans certaines réactions chimiques (notamment digestives et antimicrobiennes). Le problème, c’est que ces enzymes sont sensibles à la chaleur. À partir d’environ 37°C, elles commencent à se dégrader.
Donc forcément, la question se pose : Est-ce qu’on privilégie les propriétés du miel… ou l’extraction du gingembre ?
Si vous souhaitez préserver le miel “tel quel”
Dans ce cas, mieux vaut éviter de le chauffer. La macération sera simplement plus lente.
Si votre objectif est une extraction plus poussée
Un léger chauffage (au bain-marie, doucement, dans de l’eau chaude mais pas trop) va fluidifier le miel et améliorer les échanges avec le gingembre
Et honnêtement… ça change pas mal de choses sur le résultat final. Personellement, vu que je suis pas patiente, je le fais chauffer légèrement et cela accentue le goût du gingembre que j’adore.
Ce que ce mélange peut vraiment vous apporter
Sans tomber dans des promesses miracles, il y a quand même des usages qui reviennent très souvent et qui sont prouvées par la science.
Pour la digestion
Le gingembre est connu pour stimuler la digestion et limiter les inconforts (ballonnements, lourdeurs…). Certaines études ont même observé un effet sur la vidange gastrique. Je vous mets plus bas des références scientifiques ci cela vous intéresse.
Pour la gorge
Le miel a un effet qu’on appelle émollient : il adoucit les muqueuses. C’est exactement ce qu’on recherche quand la gorge est irritée. Sa texture un peu visqueuse applique comme une sorte de voile protecteur sur la gorge et ça soulage bien la toux !
Pour l’immunité
Entre les propriétés du miel et celles du gingembre, on a un duo intéressant en période hivernale. Le gingembre (anti-inflammatoire et antiviral) et le miel (antibactérien) agissent en synergie pour combattre la fatigue, apaiser les maux de gorge et stimuler les défenses, particulièrement en hiver.
Ma façon de préparer un miel de gingembre
Je vous partage ici une base simple, que vous pouvez ensuite adapter, en y ajoutant par exemple, des branches de romarin
Ingrédients
- 1 racine de gingembre frais
- du miel (idéalement brut et bio)
Préparation
J’épluche le gingembre (pas toujours parfaitement, d’ailleurs), puis je le coupe en petits morceaux ou je le râpe.Je le mets dans un bocal propre, puis je recouvre complètement de miel.
Ensuite, je mélange… et c’est déjà terminé.
Pas compliqué n’est-ce pas ?
Et après ?
Je laisse le pot dans un coin de la cuisine. Je pense à le remuer de temps en temps (pas tous les jours, soyons honnête).
Au bout de quelques semaines, le miel devient plus liquide, plus parfumé. Et là, vous savez que c’est prêt.
Les petits détails qui font la différence
Avec le temps, j’ai quand même remarqué quelques points importants :
- si le gingembre est très humide → ça peut fermenter, surveillez votre pot !
- s’il n’est pas bien recouvert → moisissures possibles, là aussi stockez le dans un endroit propre et sec et refermez bien le couvercle !
- plus il est coupé fin → plus c’est efficace… mais plus difficile à filtrer si on ne veut pas manger des bouts de gingembre (de mon côté, je mange de gros bouts de gingembre sans problèmes mais certaines personnes n’aiment pas…)
- J’utilise aussi ce miel au gingembre parfois en cuisine ou dans mes tisanes : ça aussi, ça fait toute la différence !
Une vision un peu plus globale
Dans certaines traditions (notamment en médecine ayurvédique ou chinoise), le miel n’est pas juste un ingrédient.
On le considère comme nourrissant, équilibrant et adoucissant.
Il vient “tempérer” des plantes plus fortes, comme le gingembre. Et quand on y pense… c’est exactement ce qu’on ressent en le consommant !
Voilà, merci d’avoir pris ce moment pour vous en lisant cet article.
Si ce contenu vous a parlé, j’en suis ravie… c’est exactement pour ça que j’écris ici.
J’aime l’idée que ces petits gestes simples puissent, à leur manière, améliorer votre quotidien. Alors surtout, n’hésitez pas à tester, à adapter, à écouter ce qui vous fait du bien.
Et si vous avez envie de partager votre expérience, je vous lis toujours vos commentaires avec beaucoup d’attention 💛
A bientôt sur Actubio !
Elise
Sources scientifiques
- Cianciosi, D., Forbes-Hernández, T. Y., Afrin, S., et al. (2018). Phenolic compounds in honey and their associated health benefits: A review. Molecules, 23(9), 2322.
- Journal of Apicultural Research – De-Melo, A. A. M., Almeida-Muradian, L. B., Sancho, M. T., & Pascual-Maté, A. (2018). Composition and properties of honey: A review. Journal of Apicultural Research.
- Asian Pacific Journal of Tropical Biomedicine
Mandal, M. D., & Mandal, S. (2011). Honey: Its medicinal property and antibacterial activity. Asian Pacific Journal of Tropical Biomedicine, 1(2), 154–160. - Pediatrics – Cohen, H. A., Rozen, J., Kristal, H., et al. (2012). Effect of honey on nocturnal cough and sleep quality. Pediatrics, 130(3), 465–471.
- Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine
Paul, I. M., Beiler, J., McMonagle, A., et al. (2007). Effect of honey vs dextromethorphan on cough. - World Journal of Gastroenterology
Hu, M. L., Rayner, C. K., Wu, K. L., et al. (2011). Effect of ginger on gastric motility. - International Journal of Preventive Medicine
Mashhadi, N. S., Ghiasvand, R., Askari, G., et al. (2013). Anti-inflammatory effects of ginger.

